Le profil des expatriés français passé au crible

Jeudi 01 mars 2018

Cadres, chefs d’entreprise, salariés, … Découvrez qui sont les expatriés français partis vivre et travailler à l’étranger.

Ils seraient entre 2,5 et 3 millions de Français à avoir fait le choix de partir s’installer à l’étranger. Peut-être même plus. En effet, certaines personnes ne s’étant pas enregistrées au registre des Français de l’étranger, il est impossible de savoir précisément combien de Français vivent en dehors de nos frontières. Une chose est sûre : ils sont deux fois plus nombreux qu’il y a 25 ans. Pour rappel, sont appelés expatriés ceux qui partent travailler à l’étranger. Les étudiants et les retraités ne rentrent donc pas dans cette case même s'ils font partie des plus de 2,5 millions de nos compatriotes qui vivent à l'étranger. Cadres, chefs d’entreprise, salariés, … Mais alors qui sont vraiment les expatriés français ?

Selon la maison des Français de l'étranger, 48 % d’entre eux seraient des cadres, soit presque la moitié. Le cliché de l’expatrié qui part s’installer à l’étranger pour booster sa carrière professionnelle et développer son réseau n’est donc pas totalement infondé. Loin derrière les cadres, viennent les professions intermédiaires (10 %) et les professions libérales (9 %). Les salariés de la fonction publique représentent, eux, 7 % des expatriés français. Un chiffre qui prend notamment en compte les diplomates qui travaillent à l’étranger. Enfin, les 6 % d’expatriés restants sont des chefs d’entreprise.

En prenant en compte les étudiants, sachez également que 8 expatriés sur 10 sont des jeunes âgés de 18 à 30 ans, selon une étude de l'Insee. Contrairement aux idées reçues, ces jeunes ne sont pas tous diplômés. Mais qu’ils le soient ou non, s’ils partent à l’étranger, c’est avant à cause de leurs difficultés à trouver un job en France. Ce qu’ils recherchent en priorité : un pays ouvert et pas cher.

En dehors des actifs et des étudiants, il y a les retraités. Ils sont plus de 1,2 million à vivre à l'étranger. Mais contrairement aux jeunes qui étaient 75 000 à étudier à l’étranger en 2015 et qui partent souvent loin, les retraités font le choix de la proximité puisque l’Algérie est leur premier pays d’accueil (440 000 retraités) suivi par l’Espagne (191 000), le Portugal (178 000) et l’Italie (91 000). A chacun son expatriation.