Comment demander une augmentation salariale à son employeur ?

Jeudi 19 octobre 2017

Il peut être délicat de demander une augmentation. En fonction du moment choisi, de vos résultats annuels, de l’augmentation demandée, tout se jouera différemment.

Demander une augmentation à son supérieur peut être angoissant car en s’y prenant mal, vous pouvez lui dire adieu. Et même si vous vous y prenez correctement, rien ne vous assure d’être augmenté. N’empêche, il est tout à fait possible de mener cette négociation à bien en suivant quelques règles de base.

Trouvez le bon moment

Si vous pouvez éviter de demander votre augmentation durant l’entretien annuel, c’est mieux. La raison ? Tout le monde demande à être augmenté à ce moment-là, ce qui fait que votre patron croule sous les demandes. Essayez plutôt d’organiser un rendez-vous à un autre moment. Pour avoir le temps de dérouler vos arguments, prenez un rendez-vous d’une heure. Vous pouvez également faire votre demande après une évaluation (enfin, si celle-ci a été positive) ou après une formation professionnelle. Et pour les jeunes recrues, n’oubliez pas d’attendre au moins un an avant de formuler votre première demande.

Mesurez votre valeur

Avant d’attaquer les négociations, il est préférable que vous ayez déjà une idée du montant de l’augmentation que vous voulez obtenir. Eh oui, il serait idiot de se retrouver bouche bée lorsque votre patron vous demandera de combien vous parlez. Pour calculer une augmentation raisonnable, il est déjà important de savoir ce que vous valez sur le marché du travail, et donc combien un concurrent serait prêt à payer pour vous. Découvrez-le grâce à un simulateur de salaire en cliquant ici. A partir du moment où vous saurez combien vous valez, il sera plus facile de négocier. Faites-en part à votre patron. Mais attention, ne lui faites pas de chantage. Soyez diplomate. Si, par exemple, vous gagnez 1 900 € par mois alors que vos concurrents faisant le même job dans votre région touchent 2 000 €, demandez à être payé la même chose. Mais ne demandez pas à être payé 2 500 € car votre patron n’acceptera jamais et vous perderez toute crédibilité.

Prouvez votre valeur

Ne demandez pas une augmentation cash. Lors de votre entretien annuel, le mieux est de commencer par vous mettre en valeur. Faites le point sur l’année passée et sur ce que vous avez apporté à l’entreprise. Prouvez que vous vous êtes investi au maximum et que vous continuerez. Si vous avez atteint vos objectifs, ceux-ci parleront pour vous. N’hésitez pas à parler aussi de projets d’avenir afin de démontrer votre implication au sein de l’entreprise. Pour votre supérieur, il est important de savoir qu’il peut compter sur vous. Et si jamais vous n’avez pas atteint vos objectifs, ce n’est pas grave. L’important est que vous vous mettiez en valeur. Rassurez donc votre patron en lui expliquant que vous allez continuer à progresser et que vous êtes sur la bonne voie. Et si vous faites un travail stressant ? Peu importe les raisons (surcharge de travail, résultats demandés trop élevés, …), vous avez tout intérêt à en jouer pour obtenir votre augmentation. L’important est de bien justifier les raisons de votre stress. Ne sortez pas à votre patron que vous êtes stressé car la machine à café ne fonctionne qu’une fois sur deux… Et même si ce facteur stress ne vous permet pas d’obtenir une hausse de votre salaire, il vous permettra peut-être d’obtenir des conditions de travail plus raisonnables, ce qui est déjà bien !

Restez positif

Il est très important que vous restiez positif durant tout l’entretien. Souriez, soyez franc et direct. Ne faites pas de longs monologues. Soyez concis. Dites-vous que peu importe le résultat, au moins, vous aurez essayé. Ne mettez pas la pression à votre patron. Celui-ci risquerait de mal le prendre et de vous refuser une augmentation. Le mieux est donc de rester courtois et d’y croire jusqu’au bout. Si jamais la réponse est négative, ce n’est pas grave. Dites à votre patron que vous comprenez mais que vous aimeriez en reparler à un autre moment. Il comprendra ainsi que vous ne lâcherez pas l’affaire et reconsidérera peut-être sa réponse. Allez, on croise les doigts !