Budget : que faire si vous avez un reste à vivre négatif ?

Jeudi 19 octobre 2017

Si dès le début du mois, votre reste à vivre est négatif, pas de panique. Des tas de solutions existent pour sortir la tête de l’eau mais il va falloir être vigilant. Explications.

Le concept du reste à vivre, c’est simple à comprendre. C’est vos revenus – vos charges fixes. Par revenus, on entend votre salaire + les aides dont vous bénéficiez. Par charges fixes, comprenez le paiement de votre loyer, du gaz, de l’électricité, de l’eau, de vos abonnements téléphonique et Internet, de vos assurances et mutuelles, de vos impôts, de vos frais bancaires, des frais liés à vos enfants et aux transports, sans oublier le remboursement de vos éventuels crédits. Bref, vous l’aurez compris, c’est tout ce que vous payez tous les mois et dont vous ne pouvez vous passer. On parle donc de reste à vivre négatif quand, une fois toutes ces charges payées en début du mois, il vous reste encore moins d'argent qu'au début du mois précédent. Cela pose problème car vous avez pourtant reçu votre salaire, ce qui devrait vous avoir enrichi. En plus, votre budget alimentation n'a pas été compté dans l'ensemble de vos charges fixes, ni vos éventuelles sorties. Il va donc falloir surveiller vos dépenses de près.

 

Selon votre situation, les raisons de ce reste à vivre négatif seront différentes :

  • Si vous êtes retraité, il se peut, par exemple, que vous vous retrouviez avec un reste à vivre négatif car vos revenus ont été divisés par 2 au moment où vous avez êtes parti à la retraite. Le problème, c’est que vos charges, elles, sont restées les mêmes. Exemple : vous continuez à vivre dans un 200 m2 alors que vous n’en avez plus les moyens.
  • Si vous êtes divorcé, les raisons de votre reste à vivre négatif peuvent être assez similaires. En effet, auparavant, vous aviez deux revenus. Maintenant, vous n’en avez plus qu’un. De plus, il se peut que vous payiez une pension alimentaire, ce qui réduit encore votre reste à vivre à la fin du mois. Il faut donc réapprendre à vivre avec.
  • Si vous êtes au chômage, vos revenus risquent de chuter fortement. Même en bénéficiant des allocations chômage, vos revenus risquent de rester bien trop insuffisants pour assumer l’ensemble de vos charges.
  • Si vous êtes surendetté, il se peut que vous ayez abusé des crédits à la consommation et que votre reste à vivre soit donc négatif. Si tel est le cas, attention, la solution n'est donc pas de reprendre un crédit à la consommation qui va vous endetter davantage. Il va falloir vous reprendre en main sérieusement.

Comme indiqué plus haut, les raisons d’un reste à vivre négatif sont propres à chacun. Et comme il n’existe pas de solution miracle, il va falloir adapter en fonction de chaque situation. Mais rassurez-vous, même dans le cas où vous seriez surendetté, sachez que ce n’est pas une fatalité. Cela peut arriver à tout le monde. Que ce soit auprès de votre banque ou de vos créanciers, des solutions existent. Alors, ne paniquez pas et suivez nos conseils.

Vérifiez les aides auxquelles vous avez droit

Pour commencer, prenez connaissance des aides auxquelles vous avez droit si ce n’est pas déjà fait. Près de 40 % des personnes en France n’ont pas recours aux aides sociales. La raison ? Ils ne savent tout simplement pas qu’ils peuvent en bénéficier. La première chose à faire est donc de vous renseigner auprès de la CAF pour vérifier que vous êtes éligible à celles-ci. Le mieux est de se rendre sur place pour avoir le plus de renseignements possibles. Pour retrouver la CAF la plus proche de chez vous, cliquez ici

Faites appel à des spécialistes gratuitement

Vérifier l’éligibilité aux aides sociales est un bon début. Mais c’est rarement suffisant pour passer du rouge au vert. Et comme chaque situation est différente, le mieux est de faire appel à des spécialistes qui vous aideront à maîtriser vos dépenses et à gérer votre budget. Plusieurs services ou associations se proposent de vous prendre en main gratuitement. Alors n’hésitez pas. En voici quelques-uns :

  • Les assistantes sociales : elles sont là dans le but d’épauler les personnes en difficulté financière (et pas seulement). En allant à leur rencontre, vous bénéficierez de nombreux conseils. Elles vous aideront également à faire vos démarches administratives, ce qui peut s’avérer très utile pour gagner du temps. Pour en rencontrer une, vous pouvez contacter le service social de votre mairie, le Centre Communal d’Action Social (CCAS), le Service Social du Conseil Général ou bien directement Pôle emploi. Un conseil : pour trouver les assitantes sociales à proximité de chez vous, tapez sur Internet "assistante sociale + le nom de votre ville ou de votre département".
  • Les points conseil budget (PCB) : ce sont des lieux ouverts à tous dans lesquels des personnes expérimentées vous donneront de précieux conseils. Vous pouvez vous rendre directement sur place ou les joindre par mail et/ou par téléphone. C’est confidentiel et labelisé par l’Etat. Pour découvrir la liste des PCB en France, c'est par ici.
  • En cas de surendettement, faites appel à Crésus. Il s’agit d’un réseau d’associations qui accompagne les personnes en difficulté financière et qui lutte contre le surendettement. Des centres Crésus existent un peu partout en France. Pour en savoir plus, c'est par là.

Cette liste n’est pas exhaustive et de nombreux autres services ou associations pourront vous prendre en main. Mais peu importe à qui vous ferait appel, retenez que ne rien faire est le pire moyen pour ne pas reprendre votre budget en main. Alors, à vous de jouer !