Aide personnalisée au logement

Samedi 30 septembre 2017

Cette aide au logement vise à aider les personnes aux revenus modestes à payer leur loyer (ou à rembourser leur mensualité de prêt immobilier).

L’aide personnalisée au logement (APL) est très connue des Français. Elle peut être versée par la CAF ou la MSA dans le but de vous aider à payer votre loyer. Plusieurs critères sont pris en comptes pour calculer le montant de l’aide auquel vous avez droit : ressources, zone géographique, situation professionnelle et familiale, patrimoine immobilier, montant du loyer, capitaux, … Autant dire que le calcul est plutôt complexe.

Comment en bénéficier ?

Vous aurez droit à l’APL si :

  • Vous êtes locataire, colocataire ou sous-locataire d’un logement conventionné par l’Etat (où le propriétaire s’est donc engagé à respecter un loyer maximum)
  • Vous êtes nouveau propriétaire et que vous avez contracté un prêt conventionné (Pc) ou un prêt d’accession sociale (Pas). Si ces prêts ne vous permettent pas de financer intégralement votre logement, rien ne vous empêche de les compléter par d’autres prêts
  • Vous résidez en foyer (exemple : une résidence universitaire)
  • Vos ressources ne dépassent pas un certain seuil

Aucune limite d’âge n’a été fixée pour pouvoir bénéficier de cette aide. En revanche, si vous êtes mineur, il faut que vos parents aient signé ou cosigné le bail (sauf pour les mineurs émancipés).

Quel montant ?

Ce sont vos ressources de l’année n-2 qui détermineront à quel montant vous avez droit. Pour 2017, ce sont donc vos ressources de 2015 qui sont comptabilisées.

Alors, certes, il n’y a pas de limite d’âge mais il y a des conditions de revenus. Eh oui, si vous êtes multimillionnaire, il est logique que vous n’ayez pas droit à l’APL. Toutefois, ces conditions de revenus sont également calculées à partir de la composition de votre foyer, de la zone géographique où se trouve votre logement, du mode de financement choisi pour votre logement, ... Bref, on vous avait prévenu : le calcul est complexe !

Retenez tout de même que le montant maximum des APL a été choisi dans le but de s’adapter aux différences de prix des loyers en France. Voici ce à quoi vous aurez droit au maximum.

  • Si vous êtes seul, vous pourrez percevoir jusqu’à 292,85 €
  • Si vous êtes un couple, vous pourrez percevoir jusqu’à 353,20 €
  • Si vous avez une personne à charge (que vous viviez en couple ou non), vous pourrez percevoir jusqu’à 399,19 €
  • Pour chaque personne supplémentaire, vous pourrez percevoir jusqu’à 57,91 €
  • Si vous êtes seul, vous pourrez percevoir jusqu’à 255,23 €
  • Si vous êtes un couple, vous pourrez percevoir jusqu’à 312,40 €
  • Si vous avez une personne à charge (que vous viviez en couple ou non), vous pourrez percevoir jusqu’à 351,53 €
  • Pour chaque personne supplémentaire, vous pourrez percevoir jusqu’à 57,16 €
  • Si vous êtes seul, vous pourrez percevoir jusqu’à 239,31 €
  • Si vous êtes un couple, vous pourrez percevoir jusqu’à 289,99 €
  • Si vous avez une personne à charge (que vous viviez en couple ou non), vous pourrez percevoir jusqu’à 325,15 €
  • Pour chaque personne supplémentaire, vous pourrez percevoir jusqu’à 46,60 €

Vous devez également savoir que plus le prix de votre loyer est élevé, plus le montant de votre APL va diminuer. La raison ? C’est l'une des méthodes adoptées par le gouvernement pour lutter contre l’inflation des loyers.

Par ailleurs, si vous êtes locataire, peu importe l’aide perçue, vous devrez au minimum vous acquittez vous-même de 34,76 €. Et si vous êtes en colocation, le montant du loyer est, lui, tout simplement divisé par le nombre de colocataires. Si le montant de vos aides au logement n’est pas le même que vos coloc’, vous devrez faire avec !

Pour estimer le montant de l’aide au logement dont vous pourrez bénéficier, cliquez ici.

Qui reçoit l’APL ?

Dans la plupart des cas, c’est le propriétaire qui reçoit directement l’APL. Il soustrait donc ce montant au loyer que vous avez à lui payer tous les mois. Il en va de même pour les accédants à la propriété sauf que cette fois-ci, ce n’est pas le propriétaire (puisque c’est vous !) mais la banque qui reçoit l’APL.