Sécurité sociale : ce qui va changer pour votre quotidien en 2019

Sécurité sociale : ce qui va changer pour votre quotidien en 2019

Lundi 29 octobre 2018 - Dépenses santé

Le 25 septembre dernier, le gouvernement a présenté son projet de loi de finances de la Sécurité sociale 2019. Il prévoit un retour à l’équilibre de la Sécurité sociale. Voici les nouvelles mesures qui auront un impact dans notre quotidien.

Plus de génériques prescrits

Les génériques sont conçus à partir des molécules d’un médicament déjà autorisé que l’on appelle « médicament d’origine ». Ils sont fabriqués à partir du moment où les molécules du médicament d’origine ont fait leur preuve pendant au moins 10 ans et ses brevets sont tombés dans le domaine public. Ensuite, pour qu’un générique soit commercialisé il doit avoir le même principe actif et au même dosage que le médicament d’origine. Autrement dit, il doit être bio équivalent.

À compter de janvier 2019, votre médecin vous prescrira davantage de génériques sauf en cas d’intolérance ou d’allergie. Donc il n’écrira plus sur l’ordonnance la mention « non substituable » devant le nom des médicaments d'origine. Evidemment, vous pourrez continuer à demander le médicament original mais un malus est appliqué. En effet, à compter du 1er janvier 2020, vos remboursements seront alignés non pas sur le prix du médicament d’origine mais sur celui de son équivalent générique. Vos remboursements seront donc moins importants puisque le générique reste environ 40% moins cher que le médicament d’origine. Pour éviter de perdre de l’argent, il vaut donc mieux acheter le générique que le médicament d’origine.

 

Un meilleur remboursement des soins complémentaires

Les nouvelles mesures présentées le 25 septembre visent à favoriser l’accès aux soins complémentaires. En effet, l’optique, l’audiologie et le dentaire seront mieux pris en charge. Selon le gouvernement, la Sécurité sociale et les complémentaires rembourseront intégralement certaines lunettes (montures et verres), les appareils auditifs et certains soins dentaires comme les couronnes ou les prothèses amovibles. De plus, les professionnels auront l’obligation de proposer plusieurs devis dont un sans reste à charge. Ces mesures seront effectives à partir de 2020 pour l’optique et une partie du dentaire, puis en 2021 pour l’auditif.

 

Un accès aux soins simplifiés

Pour faciliter l’accès aux soins aux personnes aux revenus modestes, le gouvernement propose de fusionner la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-c) et l’aide à la complémentaire santé (ACSà compter du 1er novembre 2019. L’objectif est double : rendre ces deux dispositifs plus lisibles et faciliter les démarches à accomplir. Le but étant aussi de renforcer l’ACS qui est assez mal connu du grand public, d’après une enquête publiée en 2014 dans la revue Regards. Les garanties actuelles de la CMU-c seront maintenues : la couverture restera gratuite. Cette fusion offrira à tous les assurés la prise en charge de la totalité des frais de soins. Et, les plus modestes pourront bénéficier de l’accès à une complémentaire santé à moins de 1 euros par jour. Cette réforme sera particulièrement favorable aux personnes âgées et aux personnes handicapées qui bénéficieront d’une prise en charge intégrale des dispositifs médicaux (fauteuils roulants, sondes, pansements, par exemple).

 

CSG : changement pour les retraités

Face au mécontentement des retraités au sujet de la hausse de la CSG appliquée dès janvier 2018, le gouvernement est revenu sur ses positions. Désormais, environ 350 000 retraités ne seront plus concernés par la hausse de la CSG de 1,7 point. Théoriquement, cette hausse s’applique aux personnes dont le revenu fiscal de référence se situe au-dessus du seuil retenu, à savoir 14 404 € pour une personne seule et 22 051 € pour un couple. Mais de nombreux retraités ont des revenus variables. Et parfois, leurs revenus dépassent légèrement le seuil fixé. Pour éviter cela, la hausse de la CSG s’appliquera uniquement aux revenus qui sont au-dessus du seuil pendant deux ans en continu.

 

L’Aspa en augmentation

L’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) appelé aussi le minimum vieillesse, revalorisé en avril dernier de 30 €, continuera d’augmenter en 2019. Une personne seule touchera 35 € de plus par mois tandis qu’un couple gagnera 54 € supplémentaires.

 

L’Allocation adulte handicapé revalorisée

Le projet de loi prévoit de lutter contre la pauvreté des personnes en situation de handicap. À compter du 1er novembre 2018, le montant de l’Allocation adulte handicapé (AAH) sera revalorisé à 860 euros par mois, soit une hausse de 41 € par rapport à son montant actuel (dans le cas où vous n’avez aucune ressource). L’AAH sera de nouveau revalorisé de 40 € à partir du 1er novembre 2019. Les personnes en situation de handicap pourront alors bénéficier d’une aide de 900 €.

Pour avoir plus d’informations sur ces nouvelles mesures, le projet de loi du gouvernement est consultable en PDF.